D’après notre examen des tendances qui se dégagent des transactions réalisées en 2017 et ce que nous avons observé depuis le début de 2018, les éléments suivants devraient influer sur les fusions et acquisitions cette année : Évaluations — Les taux d’intérêt sont bas depuis passablement de temps, comme en font foi entre autres la valeur des actifs et les sommets inégalés sur les marchés boursiers américains. Comme les banques centrales semblent vouloir hausser les taux d’intérêt, on peut s’attendre à plus d’activité du côté des fusions et acquisitions puisque les acheteurs emprunteront avant les hausses, et à des négociations plus ardues du fait que les vendeurs chercheront à obtenir des prix record. Il y a donc tout lieu de croire que la tendance en faveur des mégatransactions au prix fort se maintiendra. Activisme des actionnaires — La tendance des actionnaires à revendiquer proactivement des changements ne semble pas vouloir faiblir en 2018. Même la lutte pour le contrôle de CanniMed (dans le cadre de laquelle BLG agit pour le compte de la cible) découle, en partie, de la volonté des actionnaires de signer des ententes de blocage fermes. Sociétés de technologie — En 2017, la technologie s’est révélée comme un important moteur de fusion et acquisition. L’achat de Whole Foods par Amazon est un exemple de la façon dont les sociétés à vocation technologique peuvent changer la dynamique d’un secteur par des fusions et acquisitions. Le désir de ne pas être laissé pour compte amènera certaines sociétés à acquérir des entreprises pour leur technologie ou leur talent et d’autres à devenir la cible de géants axés sur les technologies. Politique — Les incertitudes sur le front politique n’ont pas empêché les marchés boursiers de monter en puissance. Toutefois, certaines d’entre elles commencent à retenir l’attention. Aux États-Unis, par exemple, des lois fiscales ont été adoptées et l’on évalue actuellement leurs effets sur les fusions et acquisitions, tant pour les acheteurs que pour les sociétés cibles. Dans le cas du Canada, le sort de l’ALENA reste nébuleux. Mais le risque que les États-Unis y mettent un terme semble maintenant assurément plus grand qu’il y a un an, d’où la difficulté accrue pour ce qui est de quantifier les risques liés aux fusions et acquisitions. De nombreux autres événements politiques pourraient également jouer sur ces opérations de façon générale ou dans certains secteurs, à savoir la légalisation du cannabis au Canada et sa réglementation contradictoire aux États-Unis, les élections en Ontario et chez nos voisins américains, l’évolution du Brexit ainsi que les tensions géopolitiques. Pour en savoir davantage sur l’équipe Fusions et acquisitions de BLG et pour accéder à Fusions et acquisitions : assises de BLG et à d’autres publications en ligne, rendez-vous au blg.com/fa. Personnes-ressources Frank CallaghanFCallaghan@blg.com 416.367.6014 Paul MingayPMingay@blg.com 416.367.6006 Kent KufeldtKKufeldt@blg.com 604.640.4195