Des régimes de protection des droits des actionnaires dits « pilules empoisonnées » sont utilisés au Canada depuis une quinzaine d’années. Ils sont devenus un important outil dont se servent les sociétés aux prises avec une offre publique d’achat non sollicitée. Quelle que soit la forme qu’elles revêtent, la principale caractéristique des divers types de pilules empoisonnées est de rendre extraordinairement onéreuse la prise de contrôle d’une société par un acquéreur sans la collaboration de la direction de la société visée par l’acquisition. Confrontés à ce type de régimes, les commissions des valeurs mobilières et les tribunaux ont élaboré des approches qui, bien que n’étant fondées que sur des principes, demeurent cependant pratiques. Bien que les fondements de la jurisprudence en la matière ne soient pas encore solidement établis, un ensemble de précédents a été établi.

type Securities Litigation and the Oppression Remedy (en anglais)