Il y a près de quarante-deux ans, dans son discours inaugural, le président Kennedy avait invité ses concitoyens américains à se demander non pas ce que leur pays pouvait faire pour eux, mais plutôt ce qu’eux pouvaient faire pour leur pays. Le 12 juin 2003, le ministre des Finances libéral Yves Séguin a, dans la présentation de son premier budget à l’Assemblée nationale du Québec, invité ses concitoyens québécois à se demander non pas « ce que l’État peut faire pour nous [mais] plutôt ce que nous pouvons faire sans lui ». Dans un budget élaboré non seulement afin de remplacer le budget pré-électoral du 11 mars 2003 conçu par le PQ pour l’exercice 2003-2004, mais aussi afin de réduire le capitalisme d’État, le ministre a, pour reprendre ses propres paroles, fait un premier pas vers « la révision du rôle de l’État » dans les affaires des Québécois. M. Séguin a aussi l’intention de s’assurer que tout l’argent prélevé « travaille au bon endroit avec efficacité et transparence ».

Cet article paraît dans l’édition du 8 juillet – 21 juillet 2003 de The Canadian Taxpayer, une publication à tirage bimensuel distribuée dans l'ensemble du pays.

type Bulletin de droit fiscal - Le deuxième budget 2003-2004 du Québec