Dans le but de clarifier les circonstances dans lesquelles la police peut avoir recours à des chiens renifleurs de drogue, la Cour suprême du Canada a accepté d'entendre deux causes qui ont trait aux perquisitions de la GRC.

Dans les deux cas, un homme a été accusé de possession de drogue après une perquisition avec chiens renifleurs. Par la suite, il a été acquitté parce que les tribunaux ont déterminé que la police n'avait pas les « soupçons raisonnables voulus » pour avoir recours à cette méthode, ce qui rendait la preuve inadmissible. Cependant, en appel, les deux décisions ont été infirmées.

« On peut clairement en conclure que la Cour suprême considère que sa décision touchera l'ensemble du pays et l'utilisation qui est faite des chiens détecteurs de drogue; elle estime qu'il faut clarifier ou redéfinir la loi qui s'applique dans ce domaine », d'affirmer Ira Nishisato, chef national du groupe Litige commercial au sein de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L. (BLG). « Il est évident qu'elle croit qu'il faut apporter des éclaircissements dans ce domaine. »