Vu le nombre imposant de recours collectifs canadiens intentés aux États-Unis, les avocats du pays de l’oncle Sam sont devenus des ressources fort appréciables pour les avocats canadiens qui s’occupent de recours collectifs.

Selon Tim Buckley, associé en poste au bureau de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L. (BLG) à Toronto, la participation de conseillers juridiques américains peut aider les avocats canadiens à réduire leurs frais au minimum, et les clients à réduire leur exposition au risque de responsabilité civile de leurs dirigeants au minimum.

« Les considérations associées à l’assurance de la responsabilité civile pouvant être internationales ou nord-américaines, il n’est pas toujours possible de distinguer les recours collectifs canadiens des recours collectifs américains », d’expliquer Tim.

Tim souligne également le fait que les conseillers juridiques américains aident les clients qui exercent leurs activités sur une multitude de marchés à orchestrer une façon uniforme d’aborder les recours collectifs.

Au Québec, toutefois, les avocats américains ont l’obligation d’obtenir un permis spécial pour participer aux recours collectifs, de sorte qu’ils travaillent beaucoup plus dans l’ombre.

Au dire de Robert Charbonneau, associé affecté au bureau de BLG à Montréal, il n’est pas rare que les avocats canadiens soient périodiquement en communication avec leurs homologues américains qui prennent part à des recours collectifs semblables aux leurs aux États-Unis, bien que ces derniers se présentent rarement en cour au Québec pour offrir des conseils ou témoigner.

« Du point de vue de la défense, lorsque vous êtes partie à une affaire qui ressemble à d’autres causes qui se déroulent parallèlement ailleurs, vous devez déployer d’énormes efforts de coordination. Il faut constamment examiner les projets et les stratégies pour éviter les redondances et les contradictions », de dire Robert.