Au vu de la flambée de popularité et d'utilisation des médias sociaux, les employeurs doivent comprendre que les déclarations diffamatoires ou autrement négatives de leurs employés à l'égard de leur marque peuvent leur coûter très cher.

Lorsque la diffamation emprunte le chemin des médias sociaux, « le risque est énorme », d'affirmer Me Michael Smith, associé au sein du bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L. (« BLG »). «  Les médias sociaux sont en voie de devenir un impératif commercial, si bien que, du point de vue de la gestion des risques, je conseillerais aux entreprises de limiter à un très petit nombre de personnes l'accès à ce compte. Vous devriez avoir un dispositif d'examen pour vos communications, une seconde paire d'yeux sur celles-ci avant leur publication ».

Et les médias sociaux présentent un nouvel aspect, à savoir ce que le personnel dit en ligne. Si les employés utilisent le bien de leur employeur (comme un ordinateur ou un appareil mobile) pour faire des remarques diffamatoires, l'employeur peut être tenu responsable d'avoir aidé à « publier » ces remarques.

« Je n'ai pas encore vu de cause semblable devant les tribunaux », précise Me Smith, « mais en Ontario et dans la plupart des territoires en Amérique du Nord, la majorité des causes se règlent sans passer par tout le processus d'un procès. Je suppose que des douzaines d'entre elles sont en cours de préparation et j'ai observé certains signes qui le laissent croire.»