Réjean Hinse, condamné à tort pour vol à main armée il y a près de 50 ans, se voit accorder 13,1 M $ par le gouvernement fédéral et la province de Québec. Il s'agit là de la plus importante indemnisation du genre à être versée au Canada à une victime d'erreur judiciaire. Une équipe d'avocats de BLG a agi pour M. Hinse dans le cadre d'un mandat pro bono.

Guy Pratte, associé et président du Conseil national de BLG, a déclaré que le jugement constitue un « moment historique » pour la justice au Canada.

En 1964, M. Hinse a été condamné à purger une peine d'emprisonnement de 15 ans; il a été acquitté en 1997 par la Cour suprême du Canada, sur présentation de nouveaux éléments de preuve. Le fédéral et la province de Québec n'ayant fait aucune excuse à M. Hinse et ne lui ayant offert aucune indemnisation, celui-ci avait intenté une poursuite au civil. Par suite de la décision rendue hier, le fédéral doit lui verser 8,6 M $ (intérêts compris), la province de Québec ayant accepté de régler avant jugement en contrepartie de 4,5 M $.

Selon Guy Pratte, les gouvernements fédéral et provincial refusaient jusqu'à maintenant d'admettre la réalité. Le tribunal, déclare-t-il, leur a indiqué qu'ils sont tenus d'exercer judicieusement leurs pouvoirs; voilà 40 ans qu'ils faisaient la sourde oreille.

Dans l'exercice de son mandat, Me Pratte était entouré de Alexander De Zordo, associé et chef régional de la section Litige de BLG, Katherine Loranger, Marc Unger et Patrick Plante, tous avocats au sein du groupe Litige commercial de BLG.