Récemment, un juge de la Cour supérieure de l'Ontario n'a certifié comme recours collectif qu'une partie de la réclamation présentée à l'encontre de Gammon Gold Inc., refusant de considérer que la totalité de la requête constituait un recours collectif. L'action se limite donc à certains investisseurs. Le juge a toutefois reçu la réclamation en recours collectif au motif qu'on avait enfreint l'article 130 de la Loi sur les valeurs mobilières de l'Ontario, qui porte sur la présentation inexacte des faits dans un prospectus .

Un investisseur a intenté des poursuites au sujet du dépôt des documents réglementaires et des estimations de production. Le cours des actions a chuté après que la société a annoncé qu'elle ne produirait pas 400 000 onces d'or, contrairement à ce qu'elle avait déclaré dans un communiqué de presse.

Le juge a également rejeté la prétention voulant qu'il y a eu assertion négligente et inexacte, et affirmé que les parties doivent d'abord démontrer que les investisseurs se sont fiés à de fausses déclarations, selon Barry Glaspell, un associé du bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L.

Cette affirmation a un poids particulier, soutient M e  Glaspell, parce que, dans deux autres jugements rendus en Ontario, le tribunal a déclaré qu'il n'est pas nécessaire de démontrer qu'on a tablé sur une promesse pour intenter une action au motif d'une assertion négligente et inexacte.