Les gouvernements occidentaux adoptent de plus en plus des mesures musclées pour percevoir les impôts, en vue de combler le déficit budgétaire associé aux plans de stimulation économique, déclare Vern Krishna, conseiller fiscal, médiateur et arbitre au bureau d'Ottawa de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L.

Au Canada, l'Agence du revenu enquête sur des comptes bancaires secrets qui sont conservés au Lichtenstein et en Suisse, après que d'ex-employés de banque de ces deux pays aient volé des données informatiques et les aient communiquées par voie de dénonciation en échange de paiements. Toutefois, souligne Me Krishna, « on soulève des questions complexes en matière de preuve si, dans une poursuite, on s'en remet à de l'information volée. »

Nombre d'États, dont le Canada, offrent une amnistie fiscale afin d'éviter une enquête coûteuse qui exige un temps considérable : « Il s'agit, précise Me Krishna, de persuader l'auteur du préjudice et de l'amener à divulguer volontairement ses actes, de sorte que la peine imposée est moins lourde. L'amnistie fiscale est relativement facilement à gérer et peut être une source de recettes additionnelles pour l'État, à un coût minime. »