Les fiducies de revenu qui sont toujours présentes sur le marché doivent décider de leur sort d'ici au 1er janvier 2011 et choisir, en règle générale, de se convertir en société, de faire l'objet d'une acquisition ou de maintenir le cap; et il ne leur sera pas facile de se gagner des investisseurs additionnels. « Les fiducies devront étudier leur modèle opérationnel et déterminer la structure qui est la plus adaptée à leurs besoins. Verseront-elles toujours des distributions et, dans l'affirmative, de quel ordre sera le versement? » souligne Michael DeCosimo, un associé au bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L. La réponse à ces questions, selon lui, dépend « du type d'entreprise dont il s'agit, de l'expérience de ses gestionnaires et de ses besoins en capital. » Le défi consistera également à continuer de verser des dividendes élevés aux investisseurs, car les nouvelles sociétés seront tenues de mettre des fonds de côté pour payer leur impôt et trouver des occasions d'accroître leur chiffre d'affaires. Me DeCosimo estime que « les rendements baisseront éventuellement ». Cette baisse entraînera des possibilités de placement lucratif, étant donné que les institutions financières souhaiteront lancer de nouveaux produits pour combler le vide. « À mon avis, on offrira, à un moment donné, certains produits à rendement élevé. C'est vraiment une époque stimulante pour les produits financiers structurés et les fonds de placement à capital fixe. De nombreuses perspectives s'ouvrent aux épargnants qui sont à la recherche d'un produit à rendement élevé qui peut être structuré pour répondre à leurs besoins. »