Les entreprises ne sont peut-être pas à même d'éviter complètement les recours collectifs intentés contre elles, mais elles peuvent prendre un certain nombre de mesures pour atténuer ce risque et limiter la responsabilité qui y est associée.

« Notre démarche consiste à entreprendre des vérifications prospectives et à étudier les documents du client afin de nous assurer qu'ils ne présentent plus d'intérêt pour l'avocat du demandeur », affirme Timothy Buckley, un associé et chef national du groupe Recours collectifs du bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais S.R.L., S.E.N.C.R.L. (BLG).

Désigner un ombudsman qui agit à titre de protecteur est aussi une tactique que Barry Glaspell, également associé au bureau de Toronto de BLG, préconise d'adopter à l'occasion. « Quand ils sont en colère, les gens veulent intenter des poursuites. Si l'on trouve un moyen de canaliser cette énergie négative, les consommateurs sont peut-être moins enclins à suivre cette voie. »

Il importe aussi, selon maître Glaspell, de déterminer au préalable l'objet possible d'une poursuite, en soupesant les commentaires du client. « En ayant des antennes et en développant son intuition à l'égard de la correspondance qui est transmise à l'entreprise, on peut avoir une longueur d'avance et prévenir les problèmes. »