La rémunération de la haute direction faisant l'objet de beaucoup d'attention ces jours-ci, les personnes qui défendent les droits des actionnaires et les organismes gouvernementaux de réglementation – particulièrement aux États-Unis – repensent les doctrines qui sont à la base de la gestion des entreprises et qui ont vu le jour il y a deux siècles, selon Vern Krishna, conseiller fiscal, médiateur et arbitre au bureau d'Ottawa de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L.

« Le vote consultatif sur la rémunération a peut-être pris du temps à gagner du terrain, mais la mesure peut faire dévier radicalement les principes de gouvernance d'entreprise en Amérique du Nord, affirme Me Krishna. Les sociétés font l'objet de pressions accrues : on veut qu'elles permettent aux actionnaires d'avoir un certain droit de regard sur le montant et la forme de la rémunération versée à la haute direction ainsi que sur la façon dont cette rémunération est divulguée. »

Les banques du Canada ont déjà donné l'exemple en la matière, en adoptant des résolutions selon lesquelles les actionnaires devraient être habilités à exercer un droit de vote consultatif à l'égard de la rémunération de la haute direction. Les banques ont accueilli ces demandes en raison des révoltes imminentes des actionnaires.