Tandis que les États-Unis prennent des mesures pour mettre fin aux manœuvres frauduleuses associées aux montages financiers, dans la foulée de l'affaire Bernard Madoff et de la manœuvre frauduleuse Ponzi, le Canada adopte déjà des mesures plus strictes que celles qui ont été retenues par son voisin du Sud, et ce, à un certain nombre d'égards, commente Ronald Kosonic, associé au bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais, s.r.l., s.e.n.c.r.l. , qui se spécialise en fonds de couverture.

Les gestionnaires de portefeuille sont tenus de s'inscrire auprès des organismes de réglementation provinciaux et de déposer des rapports financiers annuels ce qui, selon Me Kosonic, garantit l'imposition de contrôles plus stricts au Canada. « Si vous gérez l'argent d'une autre personne, vous devez être inscrit au Canada. Il n'y a aucune exception à cette règle », rappelle Me Kosonic.

De plus, à la lumière des nouvelles règles qui entreront probablement en vigueur plus tard cette année, il faudra rendre compte plus fréquemment des opérations financières et les obligations d'inscription viseront le gestionnaire chargé d'embaucher les personnes par l'entremise desquelles les Fonds mènent leurs activités, notamment les gestionnaires de portefeuille, les courtiers en valeurs mobilières et les dépositaires de fonds commun de placement.