Au cours des six mois qui viennent, les courtiers assisteront probablement à une augmentation marquée du nombre de poursuites intentées par des investisseurs, selon David Di Paolo, associé au bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais s.r.l, s.e.n.c.r.l. et chef régional du groupe Litige en valeurs mobilières.

« Lorsque le gens se rendent compte que la bourse ne va pas amorcer de remontée, ils commencent à pointer du doigt ceux qu'ils estiment coupables… et les courtiers sont la cible la plus facile à atteindre », affirme Me Di Paolo.

En effet, pour le courtier, le risque de responsabilité est marqué lorsqu'il donne des conseils sur « un portefeuille dont la composition est beaucoup plus audacieuse que le profil de l'investisseur. »

Et les réclamations que des clients éventuels transmettent aux avocats diffèrent grandement des litiges qui ont eu lieu par suite du krach boursier de 1987 et de l'effondrement plus récent du marché des entreprises point-com. Ainsi, lorsque les titres du secteur de la technologie ont connu une chute marquée il y a sept ans, les investisseurs touchés avaient, en grande partie, investi dans des titres de sociétés qui « ne faisaient rien, n'avaient aucuns revenus », reprend Me Di Paolo. Cette fois cependant, un grand nombre d'investisseurs ont placé des fonds dans des valeurs sûres, « mais ils sont quand même battus à plate couture. Les répercussions se font ressentir sur une vaste échelle ».