Selon Philippe Tardif, associé au bureau de Toronto de Borden Ladner Gervais S.E.N.C.R.L., S.R.L., qui exerce au sein du groupe Valeurs mobilières et marchés financiers, il est temps qu’un organisme national de réglementation des valeurs mobilières soit habilité à réglementer l’ensemble des marchés du Canada, et ce, à la lumière du repli économique actuel. Me Tardif fait ces commentaires en réponse au discours du Trône du 19 novembre dernier, dans lequel le gouvernement a signalé qu’il fallait harmoniser les régimes disparates du cadre de réglementation actuel.« L’une des questions qui est soulevée à l’échelle mondiale en réponse à la crise du crédit, c’est qu’il faut apporter des mesures de réglementation additionnelles dans la gestion des institutions financières », explique Me Tardif. « Dans certains cas, les institutions financières sont réglementées par les autorités compétentes du secteur des valeurs mobilières. On voit donc qu’il est important d’adopter une démarche coordonnée. »En période de repli économique, il importe d’apporter immédiatement des modifications au régime actuel et de mettre en œuvre un organisme de réglementation unique. « Il est de plus en plus nécessaire d’élaborer des politiques et d’exercer une surveillance lorsqu’on évalue les mesures de réglementation apportées à l’égard de certains titres et il est impérieux de surveiller les entités qui font l’objet de cette réglementation. »En outre, selon Me Tardif, l’uniformité des procédures en matière de mise à exécution serait également favorisée par la mise en place d’un organisme de réglementation national; l’efficience des approbations et la coordination des décisions en matière de politiques sont également souhaitables si on veut en arriver à ce résultat.